Louise-Victorine Ackermann,
Le Déluge
“ Oui, nous le proclamons, ce Déluge est inique ; Il ne renversera qu’afin de niveler. Si nous devons bientôt, des bas-fonds en délire, Le voir s’avancer, fier de tant d’écroulements, Nous n’aurons pas du moins applaudi de la lyre Au triomphe futur d’ignobles éléments. Nous ne trouvons en nous que des accents funèbres Depuis que nous savons l’affreux secret des flots. Nous voulions la lumière, ils feront les ténèbres ; Nous rêvions l’harmonie et voici le chaos. ”
