M. Andrea Debono

Résumé

M. Andrea Debono Le Tour du monde

Une esclave dinka qu’il avait s’était empressée de tout révéler à mon drogman ; c’était le roi lui-même qui avait donné l’ordre de tomber sur nous, de nous égorger tous, sans excepter Terranova, son hôte ; de brûler nos corps et d’en jeter les cendres au vent ; « afin que nos cadavres ne restassent pas dans sa terre. » Sachant que ces noirs croient à la sorcellerie, je lui déclarai que je savais tout cela par des moyens magiques, et que je voulais bien lui pardonner ses perfidies passées, mais qu’il eût à y regarder à deux fois si, à l’avenir, il s’avisait encore de conspirer contre moi.
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M. Andrea Debono Le Tour du monde

La solitude s’est faite autour de nos barques : je ne vois plus à peu près personne. Je ne tarde pas à en apprendre la cause. Les Nouers ont exécuté une razzia sur les Bondjaks, et leur ont enlevé du bétail ; à l’approche de ces terribles ennemis, les Bondjaks se sont retirés sans essayer de résistance. Ces Nouers sont la terreur de tous les riverains du fleuve Blanc, même des Schelouks, et il suffit de deux Nouers pour mettre en fuite la population d’un village tout entier.
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M. Andrea Debono Le Tour du monde

Nous naviguâmes ainsi du 1er au 9 février, et à cette dernière date nous atteignîmes les derniers villages des Bondjaks, au delà desquels j’appris qu’il n’y avait plus d’habitations sur le fleuve. J’ouvris des relations avec les chefs de la tribu, et en même temps je fis demander l’autorisation d’envoyer un agent au sultan des Bondjaks, qui demeurait dans l’intérieur, au village de Nikana. Je passai plusieurs jours au même lieu dans une inaction forcée.
1er mars. — Je reçois un chef qui me dit : « Entre nous autres rois, on se fait des présents et non des achats. »
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