M. A. Bolognesi

Résumé

M. A. Bolognesi Le Tour du monde

Le lendemain, de bon matin, j’entrais dans le fleuve Blanc par un bon vent du nord, au son du tarabouka des marins, joyeux de partir après une longue attente. Je n’ai point ici à raconter jour par jour les détails de mon voyage sur un fleuve déjà assez connu : je dirai seulement que, passant successivement le fameux gué d’Abou-Zeït, la montagne des Dinkas, l’embouchure du Saubat, où je trouvai un camp égyptien commandé par un de mes bons amis, l’adjudant-major Salek-effendi, j’entrais le 20 décembre, à cinq heures de l’après-midi, dans le lac Nô, ou le Bahr-el-Gazal se joint au fleuve Blanc.
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M. A. Bolognesi Le Tour du monde

C’est une de leurs plus grandes bourgades, la plus connue et la mieux située, grâce à la disposition des nombreux tukuls dispersés çà et là sous les arbres qui les couvrent de leurs ombres et de leurs feuillages. Ainsi que je l’ai dit dans le chapitre précédent, le pays des Dôor diffère beaucoup, à première vue, des autres régions que nous avons traversées. La plus grande dissemblance est surtout dans le changement de couleur du terrain et des indigènes eux-mêmes, celui-là devenant d’un rouge brique tandis que ceux-ci tournent au cuivre poli.
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Poursuivant notre marche, nous arrivâmes vers les neuf heures à un village appartenant aux Reeks, tribu dinka où nous passâmes la nuit. — Je dois faire observer ici que la grande famille des Dinkas n’habite pas seulement la rive droite du fleuve Blanc et l’intérieur de l’île de Khartoum en s’étendant à plusieurs journées de marche dans l’intérieur du Saubat, mais encore l’intérieur du Bahr-el-Gazal où règnent les mêmes usages et de plus la même langue, à quelques exceptions dues peut-être à la transmigration.
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