M. A. Bolognesi, Le Tour du monde
“ Le lendemain, de bon matin, j’entrais dans le fleuve Blanc par un bon vent du nord, au son du tarabouka des marins, joyeux de partir après une longue attente. Je n’ai point ici à raconter jour par jour les détails de mon voyage sur un fleuve déjà assez connu : je dirai seulement que, passant successivement le fameux gué d’Abou-Zeït, la montagne des Dinkas, l’embouchure du Saubat, où je trouvai un camp égyptien commandé par un de mes bons amis, l’adjudant-major Salek-effendi, j’entrais le 20 décembre, à cinq heures de l’après-midi, dans le lac Nô, ou le Bahr-el-Gazal se joint au fleuve Blanc. ”
