Jules Dolor, Voyage dans l'empire des morts (1865)
“ Une fois sur la rive, Pétrus appela un damné afin que celui-ci retint la barque, car il n'y avait rien pour l'attacher en cet endroit du fleuve. Je retrouvai à peu près sur ce bord les mêmes arbres et les mêmes fleurs que j'avais déjà vus sur les rives du Cocyte. Je vis toujours une grande quantité d'ifs et de cyprès, ainsi que des pins et des mélèzes. Je vis des champs de myosotis, formant de beaux tapis d'azur, des bosquets de pavots blancs où croissait le terrible mancenillier, des champs d'absinthe où croissait l'aloès, et des amandiers fleuris qui abritaient de superbes balsamines. ”
