Résumé

Jules Dolor Voyage dans l'empire des morts (1865)

Une fois sur la rive, Pétrus appela un damné afin que celui-ci retint la barque, car il n'y avait rien pour l'attacher en cet endroit du fleuve.
Je retrouvai à peu près sur ce bord les mêmes arbres et les mêmes fleurs que j'avais déjà vus sur les rives du Cocyte.
Je vis toujours une grande quantité d'ifs et de cyprès, ainsi que des pins et des mélèzes. Je vis des champs de myosotis, formant de beaux tapis d'azur, des bosquets de pavots blancs où croissait le terrible mancenillier, des champs d'absinthe où croissait l'aloès, et des amandiers fleuris qui abritaient de superbes balsamines.
Source : Gallica

Jules Dolor Voyage dans l'empire des morts (1865)

Revenant au rivage, nous redescendîmes dans la barque ; Pétrus battit les rames si vigoureusement que nous marchâmes avec la rapidité de l'éclair !
Je commençais à m'habituer à ces lieux infernaux ; je regardais Pétrus avec moins de stupeur quand, tout à coup, une immense détonation se fit entendre ! La terre oscilla par une secousse terrible ; le fleuve se dérangea de son lit ; l'eau passa par-dessus les rochers, en revenant d'un bord à l'autre, comme le balancier d'une pendule ! Notre barque s'engloutissait sous des vagues caverneuses et très-hautes.
Source : Gallica

Jules Dolor Voyage dans l'empire des morts (1865)

Pétrus me dit que c'est le chemin où passent les âmes des damnés. En effet, il me fit voir aussitôt de grandes ombres très-noires, qui se détachaient vigoureusement sur ce tapis blanc !
Je regardai en l'air pour voir les corps qui projetaient ces ombres, mais je ne vis rien. Pétrus me dit que, dans le royaume de Pluton, c'est presque tout le contraire de ce qui se passe sur la terre : souvent, les corps sont sans ombres et les ombres sans corps ! Pétrus n'avait pas d'ombre
Source : Gallica

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