Marc-Antoine Jullien

Résumé

Marc-Antoine Jullien Un dernier mot sur les élections… (1815)

JE me suis missur les rangs, pour être nommé député, d'après les conseils de quelques-uns de mes amis, et d'après l'impulsion de ma propre conscience. Le sentiment d'un dévouement absolu à ma patrie me porte, avant tout, à désirer d'être honoré du choix de mes concitoyens. S'il se joint à ce premier motif un sentiment personnel, dont l'homme ne peut jamais s'affranchir entièrement, il tient au désir de mériter une réputation honorable, fondée sur l'estime des hommes de bien, qui soit un héritage que je puisse léguer à mes enfans.
Source : Gallica

Marc-Antoine Jullien Un dernier mot sur les élections… (1815)

« La PATRIE est un tout, dont nous ne sommes que les parties ; la meilleure de ces parties est celle qui ne se prend jamais pour le tout ; la pire est celle qui veut dominer (la classe des égoïstes et des ambitieux, et qui, au lieu de se faire l'instrument du tout, veut (par un contre-sens bizarre et funeste, qui tourne contre elle-même) faire de ce tout son instrument ».
Source : Gallica

Marc-Antoine Jullien Un dernier mot sur les élections… (1815)

Choisissez, de préférence, les hommes qui reculent devant l'idée d'être nommés, qui ont le sentiment profond des malheurs présens, et de ceux que l'avenir peut produire encore, si les élections sont mal dirigées; qui feront, en acceptant leur nomination, un acte réfléchi d'abnégation et de courage, qui rempliront un devoir, qui obéiront à l'amour de la patrie et du roi; qui sacrifieront, avec dévouement, leur tranquillité personnelle, qui sauront faire entendre le langage de la modération et de la vérité au milieu des fureurs des passions
Source : Gallica

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