Résumé

Marcel Remy,  Tourner aux oiseaux

“ Je cours vers le herna, comme on fait toujours, mais les lignerous sont déjà bien loin, tout petits comme des boules qui dansent sur un jet d’eau. On ne les voit presque plus ; et notre lignerou saute tant qu’il peut dans sa prihnîre, comme s’il était content que les autres ne sont pas pris. C’est lui, allez, qui leur aura dit de ne pas venir dans les navais du herna pour se faire prendre ! Mon oncle, qui s’est relevé en sacrant nom d’un tonnerre ! arrive et rouvre les pièces du herna en les secouant pour que les dignesses ne les déchirent pas. ”
Source : Wikisource

Marcel Remy,  Tourner aux oiseaux

“ Lui, il se tient tout bossu, parce qu’il a sur son dos le grand sac gris avec tout le herna et les quatre bouçons liés ensemble avec un petit nâli ; puis dans l’autre main, une longue planchette avec des clous où qu’il a pendu tout plein des gayoules et des prihnîres avec des oiseaux qui sautent de tous les côtés quand on vient tout près, et qui font voler la tchenne et la navette dehors à coup d’aile, tellement qu’ils ont peur. Il y a toujours la prihnîre aux pinsons qu’est couverte avec une toile noire. C’est pour qu’ils ne voient rien, alors ils chantent mieux. ”
Source : Wikisource

Marcel Remy,  Tourner aux oiseaux

“ Il tire, mon oncle, et il m’écrase presque ; le séchant reste moflesse, nous courons tout contents, mon oncle fait Ha ! ha ! ha ! tout lentement comme quand il a bon. Les bèguinettes brockent et sautent toutes attrapées et mon oncle commence à bardouhi à coups de poing pour les tuer et les faire rester tranquille.
— Make tant qu’tit pou, valet, qu’il me crie ; alors je vois une plus petite bèguinette toute seule au bout du herna, et elle regarde de mon côté en sautant à petits coups.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature