Maurice Dechastelus

Résumé

Maurice Dechastelus Les deux cavaliers (1877)

En vain pour l'éviter, l'Allemand prend du large ;
Deux pieds de fer lui grimpent sur le dos ; Il sent qu'on le trépigne à lui broyer les os.
Contre ces coups pressés dont le bruit l'épouvante, Sa cuirasse n'est plus qu'une égide impuissante.
La jument à son tour s'effraye et veut ruer.
A cette double force il ne peut résister Et vidant les arçons, lancé comme une pierre, De son casque pointu va labourer la terre.
Le cheval du dragon reste maitre absolu ; De vaincre jusqu'au bout il semble résolu.
Débarrassé de l'homme il s'en prend à la bête
Source : Gallica

Maurice Dechastelus Les deux cavaliers (1877)

Il vaut mieux obéir à Dieu ; Sa loi sublime est la même en tout lieu ; Elle est inscrite au cœur où chacun peut la lire ; Elle défend de tuer, de maudire ; Elle prèche la paix, la concorde et l'amour; Elle répète chaque jour : Croissez, multipliez ; pour tous le soleil brille ; La terre peut suffire à nourrir la famille, Si grand que soit le nombre des enfants.
Tous les peuples alors se verront triomphants.
Sans assumer l'alternative impie Ou de donner la mort ou de perdre la vie.
Ces derniers mots, cette péroraison, Aux cavaliers ont rendu la raison.
Source : Gallica

Maurice Dechastelus Les deux cavaliers (1877)

Tandis qu'au centre on se presse, on se rue, Aux flancs de la mêlée, on se cherche, on se tue; Des soldats égarés, croyant voir des amis, Se heurtent face à face avec des ennemis.
A travers les champs, la verdure, Cavaliers, fantassins errent à l'aventure, L'œil menaçant, la rage au cœur!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature