Résumé

Nous voulons un Chef ! Par Michel Paganus (1879)

Nous ne voulons pas d'un homme égoïste, versatile ou pusillanime.
Si le Prince Jérôme Napoléon veut être ce chef, qu'il le dise. Qu'il le dise vite et qu'il le dise tout haut, car le peuple qui ne comprend ni les atermoiements ni les ambages prendrait son silence pour une désertion. Le peuple se souviendrait seulement de ses déclarations républicaines d'hier, demain il le déclarerait volontairement déchu, après-demain il en choisirait un autre ; un Bonaparte d'abord s'il en trouvait un, un César quelconque si par impossible il n'en trouvait plus.
Source : Gallica

Nous voulons un Chef ! Par Michel Paganus (1879)

Pour faire l'Empire, il faut avant tout que nous trouvions un Empereur, où du moins un prétendant à l'Empire.
La famille des Bonaparte nous a donné deux empereurs qui donnent à eux deux la formule du système : autorité, démocratie, amélioration progressive de la situation moral? et matérielle du plus grand nombre.
Nous sommes donc tout prêts à accepter comme chef un Bonaparte qui nous dise : Je revendique l'héritage de l'Empire et je m'engage à marcher résolument en avant dans la voie que m'ont tracée Napoléon le Grand et Napoléon le Bon.
Source : Gallica

Nous voulons un Chef ! Par Michel Paganus (1879)

Peu de jours après nous voyons publier dans l'Ordre un article où Monsieur Rouher fait déclarer que les compétitions sont impossibles dans la famille des Napoléon, et que tous les fidèles de l'Empire doivent leur concours résolu et dévoué au prince Napoléon Jérôme.
Le prince Victor a dix-sept ans.
Les politiqueurs cherchent, tripotent, discutent, et on rencontre partout des gens qui, affectant des airs mystérieux, vous crient de toutes leurs forces dans les oreilles : Attendez les funérailles vous aurez le mot de l'énigme.
Source : Gallica

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