Louis de Rozen

Résumé

Louis de Rozen L'anniversaire (1873)

L'Empereur est mort, disaient-ils, donc l'empire n'existe plus; et comme ils savaient bien qu'entre eux et le pouvoir là était le seul obstacle, mais l'obstacle suprême, comme ils savaient que c'était celui-là, le vaincu de Sedan, l'exilé de Camdden-House, qui seul était l'élu que le peuple irait chercher pour le tirer de cette anarchie que ces hommes appellent leur pouvoir, ils se croyaient maintenant sûrs du succès, ils disaient que leur puissance était fondée, leur grandeur assurée à jamais.
Source : Gallica

Louis de Rozen L'anniversaire (1873)

S'il est vrai que le bonheur et la gloire dess vingt années du second Empire dorment là pour l'éternité, s'il est vrai que dans ce cercueil qui attend d'autres funérailles et qui ne reposera pour toujours que dans la terre de la patrie, nous avons touché avec l'Empereur mort nos victoires passées, notre richese, notre orgueil d'autrefois, qu'on le sache dans ce jeune homme aux traits vigoureux et mâles, qu'assombret le pois de ses destinées, nous saluons avec orgueil et avec confiance l'avenir triomphant, la France pacifiée et vengée, — l'Empire nouveau !
Source : Gallica

Louis de Rozen L'anniversaire (1873)

Prions pour qu'il luise bientôt, le jour où, salué par la voix populaire, qui est la voix de Dieu, ce jeune homme revienne parmi nous, le jour où calme et triste, ramenant avec lui les cendres de l'Empereur, il conduira aux invalides ces glorieuses dépouilles, le jour où il s'agenouillera devant le cercuil du chef de sa race et renouvellera là le serment qu'il a prêté de ne vouloir et de ne faire rien que pour et par le peuple.
Source : Gallica

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