Résumé

Paul Antoine Fayolle Lettre d'un Français au Roi, par M. P.-A. F***… (1815)

Ne vous y trompez pas, SIRE, la majeure et la plus saine partie de la nation dont le salut de la patrie est l'unique voeu, sans avoir contribué à votre retour, vous soutiendra. Vous pouvez être aimé, mais on aime avant tout sa patrie. Au milieu des cris de vive le roi , les cris de vice la nation, vive la liberté se font toujours entendre. Ce ne sont pas des sujets affamés de voir un roi qui désirent se réunir près de vous; ce sont des hommes qui veulent apprendre à l'étranger qu'unis par le même sentiment, ils ne peuvent cesser d'être une nation
Source : Gallica

Paul Antoine Fayolle Lettre d'un Français au Roi, par M. P.-A. F***… (1815)

Les principes demandés par la nation sont inébranlables; et vous les respecterez: SIRE, votre gloire, votre sûreté même est attachée à leur intégrité ; et si cette même constitution déclare votre personne sacrée, n'oubliez jamais que l'inviolabilité est un asile pour l'exécuteur des lois, et non pour celui qui les outrage ; que, si un prince sort de la constitution pour attaquer le peuple, peut-être alors dans son désespoir, le peuple en sortirait-il à son tour et chercherait-il ailleurs des armes pour se défendre.
Source : Gallica

Paul Antoine Fayolle Lettre d'un Français au Roi, par M. P.-A. F***… (1815)

La France deux fois envahie par les puissances de l'Europe ; un homme , né de la révolution, élevé par la nation à l'empire, banni et rappelé par elle ; le successeur des rois de France, après vingt ans d'exil, replacé sur le trône de ses pères, pour en redescendre bientôt par les fautes des princes et l'incapacité des ministres ; enfin, au milieu de 600,000 bayonnettes étrangères , ce même successeur des rois revêtu de nouveau de l'autorité royale ; toutes ces circonstances ont mis le comble aux maux de la patrie.
Source : Gallica

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