Résumé

Quelques paroles de consolation pour les porteurs de rentes d'Espagne (1823)

Qu'on consulte les Agens de change, tous diront que les artisans , les gens à gages , et généralement toutes les petites fortunes , seraient presque les seules atteintes.
Pour les tranquilliser, on leur dit qu'il n'y a rien de décidé, et qu'il n'y aura rien qui puisse atténuer leurs titres , en leur citant l'exemple de la France qui a payé les dettes de trente années de révolution, sans en distraire les malheureux cent jours. Les souverains de Naples et du Piémont se sont trouvés dans la même situation ; ils ont payé scrupuleusement les dettes de leurs révolutions.
Source : Gallica

Quelques paroles de consolation pour les porteurs de rentes d'Espagne (1823)

Voyez ces monceaux - d'or et d'argent que vous nous avez prêté, notre bon Roi par un simple décret, vous en prive à jamais. Quel cours de réflexions pour ceux qui entendront un langage aussi extraordinaire, que diront-ils? ce fer que nous portons, ne fut destiné que pour les ennemis des états; ceux-ci seront vaincus et graciés, et les Français seuls en seront blessés. Quelle perspective pour les emprunts à venir ! On sait qu'il n'y a que le premier pas qui coûte.
Source : Gallica

Quelques paroles de consolation pour les porteurs de rentes d'Espagne (1823)

Je laisse encore à penser, s'il était dû à ces peuples, comme il est dû des Francais > s'ils se contenteraient de la monnaie nouvelle et légère , que Ferdinand semblerait vouloir introduire en France , en lui donnant cours forcé, qu'on appelle un décret, et qu'on appellerait en Europe d'un autre nom , que sans doute, bien d'autres peuples voisins , ne se contenteraient pas de la recevoir au même cours, pas même pour les quarante millons inscrits sur le grand livlre pour des indemnités.
Source : Gallica

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