Résumé

Dialogue entre Jean-Jacques Rousseau et Rigomer Bazin… (1818-1819)

“ Des soi-disant Français ont dit qu'on ne pourrait avoir la paix en France, qu'en exterminant tous les patriotes. Un prévôt du Midi, qui voyait des agitations assez légères se manifester dans son arrondissement, dit : Il faudra faire une journée.
Comme le miroir que ces messieurs ont devant les yeux, multiplie aussi les objets de leur haine, on verrait le plus grand massacre qui fût jamais, si leurs voeux pouvaient se réaliser. Je suppose que l'on compte en France vingt-sept millions d'habitans ; il faudrait, au compte des ultra, en tuer au moins dix-huit millions.
”
Source : Gallica

Dialogue entre Jean-Jacques Rousseau et Rigomer Bazin… (1818-1819)

“ Je dis une partie, car les loyaux amis de la liberté n'ont point trempé dans les horreurs commises par les énergumènes qui déshonorèrent une si belle cause, et corrompirent le don du Roi même.
JEAN-JACQUES.
VOUS avouez que bien des excès ont été commis des deux côtés. Les excès des uns ne justifient pas ceux des autres. La voix de l'humanité condamne également la conduite sanguinaire des deux partis. J'ai dit que, si la révolution que tenterait un peuple pour recouvrer ses droits, devait coûter la vie à un seul homme, il ne fallait pas l'entreprendre.
”
Source : Gallica

Dialogue entre Jean-Jacques Rousseau et Rigomer Bazin… (1818-1819)

“ Il est en France des esprits turbulens qui cherchent à semer la division. Les plus envenimés de tous, sont ceux que l'on appelle ultra - royalistes. Ambitieux à la fois de la tyrannie et de la servitude, ils sont les ennemis de la Charte, qui met les faibles et les paysans à l'abri de leur oppression. Les ultra sont fort dévots, mais ils ne le sont pas comme des anges ”
Source : Gallica

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