Raphaël Lightone

Résumé

Raphaël Lightone La filleule des vents (1912)

Zila, modeste, doux et bon; Zilès, ambitieux, rude et sans pitié, tels étaient les deux fils du roi Han-Gor.
Cependant si le roi songeait à abdiquer, il ne songeait point à mourir. La mort l'effrayait épouvantablement. La vieillesse était venue, lorsqu'un jour un vieux docteur avait dit :
« Sire, il n'est qu'une chose au monde qui puisse éloigner la vieillesse et défier la mort, c'est la chanson de l'oiseau rouge. »
Source : Gallica

Raphaël Lightone La filleule des vents (1912)

« Entre, dit la vieille, voici l'heure où mes enfants vont revenir de leurs longs voyages.
— Mais qui donc es-tu, bonne vieille?
ZILA S'APPROCHA D'ELLE ET LUI TENDIT SA BOURSE.
— Je suis la mère de tous les Vents. Écoute, enfant, mes fils et mes filles qui reviennent. »
Zila prêta l'oreille.
ILS ARRIVÈRENT DEVANT UNE MASURE.
Un murmure chantait dans les arbres de la forêt.
« C'est mon plus jeune, dit la vieille mère, c'est le Zéphyr. »
« ÉCOUTEZ,
DIT LA VIEILLE :
C'EST LE ZÉPHYR. »
En effet, un adolescent, joli comme un amour, entra et embrassa la vieille.
Source : Gallica

Raphaël Lightone La filleule des vents (1912)

Moi-même, Zila, et je viens vous délivrer, Misette et toi, car c'est à toi que je dois la vie, en même temps que j'ai appris que c 'est par la seule bonté qu'on trouve le bonheur. J'avais commis une mauvaise action en méprisant la pauvreté, en refusant de secourir une pauvre vieille qui n'était autre que la mère des Vents.
Source : Gallica

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