Résumé

Réponse à M. Thiers, à propos de son livre "De la propriété"… (1848)

Vous justifiez le travail en lui accordant les châteaux , le luxe et l'infini de la possession ;
Les greniers remplis par le travail du cultivateur.
Tout cela est juste, est vrai, et serait magnifique, s'il en était ainsi.
Mais aucun, non aucun de ces travailleurs, au nom desquels vous justifiez la propriété ne possède tout cela. C'est un mensonge inouï.
Vous savez mieux que personne que les travailleurs ne gagnent pas de quoi être riche, ou ce sont des exceptions rares.
Source : Gallica

Réponse à M. Thiers, à propos de son livre "De la propriété"… (1848)

Moi, je défie qui que ce soit de reconstituer la société, sans l'abolition des privilèges, c'est impossible sans cela; la suite apprendra qui a raison. Quoi que vous en disiez, il y a plus de privilèges à mettre sur l'hôtel de la patrie en 1848, qu'à la première révolution ; car à cette époque on y a mis les principes. A nous d'y substituer les faits , l'esprit nous a émancipé politiquement ; les faits nous rendront tous heureux.
Source : Gallica

Réponse à M. Thiers, à propos de son livre "De la propriété"… (1848)

Vous aurez beau dire, avec votre esprit, que les affaires reprennent, ce n'est pas vrai ; bien au contraire, la misère augmente par suite des non paiements et manque de travail.
Vous aurez beau dire, avec votre esprit, que l'on est heureux, vous pouvez l'être vous et vos pareils, heureux et satisfaits; mais quant aux autres, ce n'est pas vrai, caries travailleurs n'ont pas de quoi manger : ils ont vendu leurs vêtements, toute l'industrie liquide, et la propriété est sous le poids de l'expropriation.
Source : Gallica

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