Résumé

Rapport à la Société positiviste par la commission chargée d'examiner la question du travail… (1850)

D'autres fois, on dit qu'il y a trop de produits et pas assez de consommateurs. On en devrait conclure qu'il n'y a pas assez de monde; mais, la contradiction étant trop saillante, on s'en tire en disant que ceux qui ont des moyens devraient consommer davantage et donner par là un essor au travail en se gardant de produire par eux-mêmes. On oublie ainsi que l'acte qu'on appelle travail ne peut être payé par cet autre acte qu'on appelle consommation, et qu'il n'y a que le travail utile qui puisse payer une fonction quelconque, utile ou non.
Source : Gallica

Rapport à la Société positiviste par la commission chargée d'examiner la question du travail… (1850)

Elle a cependant quelque chose de particulier, dit l'ouvrier ; car si une marchandise ordinaire ne se vend pas un jour, elle se vend l'autre, tandis que si je ne vends pas mon activité, elle est perdue pour tout le monde et pour moi ; et comme la société ne vit que des résultats du travail, elle se trouve appauvrie de toute la valeur que j'aurais pu produire.
Source : Gallica

Rapport à la Société positiviste par la commission chargée d'examiner la question du travail… (1850)

S'ils sont pauvres, c'est parce qu'on les a laissés sans travail, ou que leur travail ne leur a pas été payé sa valeur. On dira que l'on ne peut tout prévoir : c'est vrai; aussi quoique nous engagions les industriels, autrement dire les directeurs intéressés de la richesse publique, à être le plus-prévoyants possible, n'est-ce point à eux que nous demanderons d'y apporter un remède. On dira que, s'il y a des pauvres, ils le doivent à la paresse. Nous répondrons que la paresse doit être l'exception et l'activité la règle !.....
Source : Gallica

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