Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 11…

Vous poussez l’ambition, jusqu’à vouloir régenter la nature. Vous confier ses forces, serait perdre tous les êtres. Homme passionné, si vous gouverniez le monde, vous voudriez qu’il pleuve avant que les nuées ne soient formées, vous feriez tomber les feuilles encore vertes, le soleil et la lune seraient bientôt éteints. Cœur égoïste et intéressé, qu’avez vous de commun avec le Principe suprême ? — Hoang-ti se retira confus, se démit du gouvernement, se logea dans une hutte en pisé, avec une natte en jonc pour tout ameublement.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 11…

Qu’ils donnent leur confiance aux hommes transcendants ; à ceux qui, libres de tout intérêt terrestre, vont et viennent dans l’espace, se promènent dans les neuf régions, sont citoyens non d’un pays mais de l’univers. Ces hommes-là sont les plus nobles de tous les hommes [4] . L’estime des hommes vulgaires s’attache à eux, aussi infailliblement que l’ombre suit le corps opaque, que l’écho suit le son. Quand il est consulté, par sa réponse l’homme transcendant épuise la question et comble les vœux du consultant. Il est le recours de tout l’empire.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 11…

Pauvre homme ! fit Houng-mong ; que vous dirai-je, à vous qui vous mêlez de gouverner les hommes ? Qui trouble l’empire, qui violente la nature, qui empêche l’action du ciel et de la terre ? qui inquiète les animaux, trouble le sommeil des oiseaux, nuit jusqu’aux plantes et aux insectes ? qui, si ce n’est les politiciens, avec leurs systèmes pour gouverner les hommes ?
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