Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 19…

Le vulgaire s’imagine que, pour conserver la vie, il suffit d’entretenir le corps. Il se trompe. Il faut de plus, et surtout, prévenir l’usure de l’esprit vital, ce qui est pratiquement impossible parmi les tracas du monde. Il faut donc, pour conserver et faire durer la vie, quitter le monde et ses tracas. C’est dans la tranquillité d’une existence réglée, dans la paisible communion avec la nature, qu’on trouve une recrudescence de vitalité, un renouveau de vie.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 19…

C’est l’abandon des soucis et des affaires qui conserve la vie ; car cet abandon préserve le corps de fatigue et l’esprit vital d’usure. Celui dont le corps et l’esprit vital sont intacts et dispos est uni à la nature. Or la nature est père mère de tous les êtres. Par condensation, l’être est formé ; par dissipation, il est défait, pour redevenir un autre être. Et si, au moment de cette dissipation, son corps et son esprit vital sont intacts, il est capable de transmigrer.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 19…

Cet ivrogne a dû l’intégrité de son corps à son état d’ivresse. Ainsi le Sage parfait sera conservé intact par son état d’union avec la nature. Le Sage est caché dans la nature ; de là vient que rien ne saurait le blesser. — Cela étant, quiconque est blessé ne doit pas s’en prendre à ce qui l’a blessé ; il doit s’en prendre à soi-même, sa vulnérabilité étant preuve d’imperfection. Un homme raisonnable ne s’en prend pas au sabre qui l’a blessé, à la tuile qui est tombée sur lui.
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