Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 21…

Commencement et cessation, plénitude et vide, révolutions astronomiques, phases du soleil et de la lune, tout cela est produit par cette cause unique, que personne ne voit, mais qui fonctionne toujours. La vie se développe vers un but, la mort est un retour vers un terme. Les genèses se succèdent sans cesse, sans qu’on en sache l’origine, sans qu’on en voie le terme. L’action et la réaction du ciel et de la terre sont l’unique moteur de ce mouvement. Là est la beauté, la joie suprême. S’ébattre dans ce ravissement, c’est le lot du sur-homme. — Mais comment y atteindre ? demanda Confucius.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 21…

C’est, dit Confucius, la fascination exercée par mon moi supérieur, ma part de norme universelle, sur le moi, la part de norme de mon auditeur, s’il ne l’a pas éteinte. Médite bien cela ! La plus lamentable des morts, c’est la mort du cœur (l’extinction de la norme) ; elle est bien pire que la mort du corps. L’homme dont le cœur vit agit sur les cœurs qui vivent, à la manière du soleil qui vivifie le monde. Le soleil se lève à l’orient et se couche à l’occident. Il illumine tous les êtres, qui tous s’orientent vers lui.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 21…

Que si le survivant cherche à savoir l’état du défunt, c’est bien en vain, car il a cessé d’être lui. S’enquérir de lui, c’est donc chercher à la foire son cheval (volé, lequel a déjà trouvé un autre maître) . Porter le deuil l’un de l’autre, c’est faire preuve d’un grave oubli (doctrinal ; c’est oublier que l’autre n’existe plus dans sa précédente personnalité) . Il ne faut pas s’affliger de cette cessation de la personnalité comme d’un malheur. Car l’annihilation n’est pas totale. Le moi physique a cessé d’être, c’est vrai, et ce serait une erreur que de penser à lui comme existant.
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