Charles Lémond

Élements biographiques

Charles Lémond Une mère ! poésie, par Charles Lémond… (1881)

Plus mère par l'amour et non moins courageuse Qu'une femme à Sparte fameuse, Tu veux qu'ils tombent en avant.
Noble mère, trop rare en ce siècle où nous sommes, Le bonheur est à toi qui sus former des hommes Et des chrétiens au cœur fervent.
L'oiseau, quittant le nid de sa première enfance, Par d'éternels adieux ne s'est point exilé.
Il a l'aile du vent ; qu'importe la distance S'il se sent vers lui rappelé !
Tes enfants reverront la maison paternelle : Car si Dieu ne donne point l'aile A l'enfant, il lui donne un cœur.
Source : Gallica

Charles Lémond Une mère ! poésie, par Charles Lémond… (1881)

Ta vie a resplendi de l'éclat de ton âme, Ta gloire est celle du vainqueur.
Mère, qui combattis les combats de la vie, Prends avec ton époux un repos mérité.
Le passé, comme un rêve, en ton âme ravie Fait naître la félicité.
Le matelot joyeux, après la traversée, Repasse aussi dans sa pensée Les dangers courus sur la mer.
Le souvenir émeut, ranime le sourire : En toi, c'est le bonheur, la joie et le délire : Derniers crépuscules d'hiver. -
La gloire t'accompagne au bout de ta carrière.
Source : Gallica

Charles Lémond Une mère ! poésie, par Charles Lémond… (1881)

Te souvenant toujours que c'est Dieu qui les donne, Instruis-les dans sa crainte, accomplis ce qu'ordonne Sa loi sainte au cœur maternel.
Sur le riant coteau croît la vigne abondante, Le printemps voit sa fleur et l'automne son fruit ; Et le gai vigneron prend la grappe pendante Qu'en un vin pur sa main réduit.
Toi, tu n'es qu'au printemps. Entière à l'allégresse, Au plaisir, à sa douce ivresse, Ton âme ignore la douleur.
Le temps passe rapide ; imite l'hirondelle : Elle apprête son nid pour couvrir de son aile Ses petits manquant de chaleur.
Source : Gallica

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