Frédéric Colany

Élements biographiques

Frédéric Colany Traité des participes (1866)

La grammaire de Noël et Chapsal présente quarante règles, divisions ou subdivisions diverses sur les participes. Leurs prédécesseurs Letellier, Lhomond, Boinvilliers, Lequien, Domergue, ne sont pas moins prolixes. Comme curieux échantillon de lucidité, il convient de rappeler cet exemple de Domergue : Cette femme s'est laissé tuer par son médecin. Pourquoi, dit Domergue, le participe passé demeure-t-il invariable? Parce que, répond-il, c'est comme si l'on disait : Cette femme a quelqu'un laissé dans cet état, lui être tuant elle. Quel galimatias ! s'écrie Boinvilliers.
Source : Gallica

Frédéric Colany Traité des participes (1866)

Si cette étrange révolution est due au pronom relatif en, il faut avouer que voilà un pronom bien puissant, et cette puissance est d'autant plus singulière qu'il n'a aucune relation avec le participe : le relatif en est, de sa nature, complément indirect, et ne saurait jamais constituer un complément direct en s'unissant à un adverbe de quantité.
Source : Gallica

Frédéric Colany Traité des participes (1866)

Pour écrire au singulier masculin le participe gagné , il faudrait donc fermer les yeux et les oreilles , il faudrait absolument ne pas vouloir connaître la chose qui a été gagnée, ou se laisser convaincre par MM. Noël et Chapsal qu'il y aurait indiscrétion à s'en informer. En revenant au vers de Racine cité plus haut, on est frappé d'une pensée : parmi les enfants qui étudient les participes français, il en est un certain nombre destinés à apprendre le latin.
Source : Gallica

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