Lettre sur un écrit anonyme, Voltaire
“ Quoique j’aie passé à deux reprises quarante ans loin de Paris, dans une profonde retraite, je connais les cabales de la littérature et du théâtre, et même les autres cabales. Je sais combien on se passionne pour un système chimérique, pour un mauvais ouvrage prôné et oublié, pour une opinion du temps, qui s’évanouit, enfin pour les formes substantielles, les idées innées, et l’harmonie préétablie. Trois ou quatre énergumènes s’unissent pour décrier, pour injurier, pour perdre même, s’ils le peuvent, quiconque n’est pas de leur avis. ”
