Samuel-Henri Berthoud

Élements biographiques

Portrait de Samuel-Henri Berthoud Samuel-Henri Berthoud La Presse

Ainsi le pauvre jeune homme allait mourir, et mourir par la brutalité d’un parent de la princesse ; mourir, parce qu’il était venu d’Allemagne chez elle ! de l’Allemagne, sa patrie à elle aussi ! Elle veut conjurer cette triste destinée dont elle est presque la cause. Pour cela, elle donnera elle-même des soins au malade jusqu’à ce qu’il soit hors de péril ou que tout soit fini !
Et en effet, au lieu d’aller à la cour, elle passa la soirée et la nuit au chevet de Frédéric, qui, dans son délire, parlait de sa mère et de l’ange dont il avait senti la main sur son cœur.
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Portrait de Samuel-Henri Berthoud Samuel-Henri Berthoud La Presse

Il rencontra un jour, chez un de ses parens, une jeune fille qui s’appelait aussi Diotima, et à laquelle il trouva une grande ressemblance avec celle qu’il avait tant aimée. Il crut voir dans cette rencontre un bienfait du ciel qui lui rendait pure et virginale celle qui l’avait trahi, et il se prit d’un amour violent pour la jeune fille. Il la demanda en mariage, mais quoiqu’elle aimât le poète, ses parens s’opposèrent à cette union. Ils alléguèrent la terrible maladie dont Frédéric avait été frappé ; maladie qui rarement manquait d’amener une rechute.
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Portrait de Samuel-Henri Berthoud Samuel-Henri Berthoud La Presse

Pendant cinq jours, la princesse Diotima ne cessa de prodiguer à Frédéric les témoignages d’une compassion si dangereuse. Enfin il reprit connaissance et le chirurgien le déclara hors de péril. La princesse n’en continua pas moins à visiter plusieurs fois, chaque jour, le jeune homme, et bientôt elle sut l’histoire de toute sa vie, cette histoire si naïve et si touchante du pauvre orphelin !
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