Winifred Stephens

Élements biographiques

Winifred Stephens The Book Of France

Elle sait qu’aujourd’hui, par ses disproportions, la guerre dépasse tous les buts, qu’elle n’accomplit rien de ce pour quoi on l’entreprend, si ce n’est un éphémère traité de paix, et rien ne serait plus désespérant que la gratuité du cataclysme, s’il n’y avait cette phrase de perroquet, par laquelle on s’y résigne : « Tant qu’il y aura des hommes... » Ah, qu’il ne s’agirait guère d’une réforme de la nature humaine. Le meurtre et le pugilat, oui, sont dans la nature, mais pas le meurtre sans plaisir.
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Winifred Stephens The Book Of France

Jamais elle n’acceptera comme une nécessité humaine, c’est-à-dire une fatalité inéluctable, le rouage le plus compliqué, le plus artificiel, le plus coûteux et le plus maladroit de la politique moderne. Elle serait tentée d’y voir uniquement une routine de la diplomatie, une survivance des âges où la guerre faisait vraiment plaisir à quelqu’un, enrichissait un prince, en vengeait un autre, ou résolvait même un litige de succession.
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Et si, vraiment, après la surprise, après l’inévitable, après l’indiscutable de notre guerre actuelle, nous trouvions des hommes voulant en conserver pieusement la graine, nous nous détournerions d’un tel calcul de beauté pour la beauté, d’un tel prix accordé à l’admiration de soi-même et, sans enthousiasme ni foi, nous laisserions périr ces artistes.
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