auteur:Antoine Sallès

Élements biographiques

auteur:Antoine Sallès Lyon en l’an 2000

Gugnafee’s City, ville de commerçants et de riches possesseurs, de ceux qu’aux temps de la comète on nommait boyards, soyeux et rupins, vit, le 3 juin 2992, rayonner au-dessus de ses pavois le soleil qui commémorait de resplendissants souvenirs. Dès l’aurore, la fête commença. En manière de saturnale, le conseil des Ediles avait ordonné qu’on ouvrît les soupiraux des sous-sols ouvriers. On nommait ainsi le système qui, remplaçant la désuète armée, utilisait pour la fortune d’une élite les forces vives de l’humanité.
Source : Wikisource

auteur:Antoine Sallès Lyon en l’an 2000

Mme Tatouillard (péremptoire) . — Il est largement suffisant. Si je t’écoutais, nous péririons de tes excès de table. Hier encore, à midi, deux pilules de féro-licérol, un demi-cachet d’albumine, un lavement au cacodylate. Tu peux te vanter d’être porté sur ta bouche.
M. Tatouillard (mal convaincu) . La vie n’est déjà pas si folichonne, et si on est privé de toute joie...
Mme Tatouillard (dédaigneuse) — Oh ! vous ! les hommes, vous ne pensez qu’à votre ventre. Il y a cependant, sur terre, d’autres plaisirs !...
M. Tatouillard (moqueur) . — L’amour par exemple Madame Tatouillard ?
Source : Wikisource

auteur:Antoine Sallès Lyon en l’an 2000

Ces sous-sols occupaient, pour le seul Gugnafee’s City, une superficie de près de quatre cents kilomètres carrés. Les classes inférieures s’y trouvaient parquées en d’hygiéniques et prodigieusement semblables bâtisses. Cette populace, — l’énorme majorité des hommes, — n’en sortait jamais. Depuis trois générations, ces êtres vivaient à la lumière d’or vert des lampes à coke.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature