Résumé

A. Geffroy La Prédication française avant Bossuet

Ainsi deux sortes de preuves contrediraient le système qui représenterait la prédication de Bossuet comme le couronnement du progrès continu d’un genre particulier d’éloquence ; le génie de Bossuet est de ceux qui ne se laissent pas classer ni préparer lentement à l’avance, et Bossuet n’est pas venu dans le temps précis où son éloquence comme prédicateur aurait été le mieux accueillie et le plus admirée. L’éloquence de Bossuet a été, dans l’histoire de la prédication chrétienne au XVIIe siècle, un de ces accidens qui déjouent toutes les théories d’histoire littéraire
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A. Geffroy La Prédication française avant Bossuet

Chez lui, dit M. Jacquinet, les pensées subtiles, les images raffinées n’ont rien de pédantesque : le bel esprit dans ses sermons n’est point affecté, au sens propre du mot, et n’a rien d’ambitieux... On retrouve, on sent jusque dans ses combinaisons d’idées ou d’images les plus singulières, dans ses paraphrases et ses paraboles les plus inattendues et les moins simples, la plus parfaite simplicité d’âme, une exquise candeur, l’oubli de soi le plus complet, une onction tendre et charmante qui gagne le cœur.
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A. Geffroy La Prédication française avant Bossuet

Il connaît bien cet ennemi-là, pour en avoir étudié la fidèle image chez les meilleurs maîtres de la vie morale, surtout pour l’avoir attentivement observé chez les autres et dans lui-même, et n’ignore rien de ses pièges délicats, de ses secrètes surprises... Méditer longtemps en silence devant Dieu et prier, prière et méditation confondues, voilà la meilleure préparation, et presque la seule utile, avant de parler aux âmes.
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