Résumé

Le R. P. Célestin Huguet, jésuite… (1879)

Les vétérans pouvaient dès lors goûter quelque repos ; celui du P. Huguet et sa retraite à Mont-Rolaud eût pu sembler une légitime récompense et un droit acquis. Mais de récompense, le jésuite n'en veut pas sur la terre, et s'il croit avoir un droit, c'est celui de travailler toujours et tant qu'il peut. Chez celui qui s'est usé à la peine, ce sentiment peut être accompagné d'illusion généreuse, qui ne porte guère sur les
services rendus, mais souvent sur ceux que l'on croit pouvoir rendre encore.
Source : Gallica

Le R. P. Célestin Huguet, jésuite… (1879)

Il aima Marie, la vierge immaculée, d'un amour d'enfant jusqu'à l'extrême vieillesse ; il l'aima d'un amour chevaleresque, comme Ignace et ses premiers compagnons ; et pour lui ce fut sous ce titre tout spécialement chevaleresque de Notre-Dame du Mont-Roland. Il faut croire que Marie lui rendit cet amour, car elle lui réserva une mort si particulièrement douce, que le dernier soupir du vieillard ressembla au premier sourire de l'enfant à sa mère.
Source : Gallica

Le R. P. Célestin Huguet, jésuite… (1879)

Besançon. A la fin de ses exhortations le P. Huguet, tenant la prière encadrée entre ses mains, la récitait avec ses auditeurs; à ces premiers mots : « Vierge glorieuse, conçue sans péché, vous avez choisi depuis près de quatorze cerds ans la montagne de Mont-Roland. » il s'interrompait invariablement pour dire : « Ajoutez au moins deux cents ans. »
C'est en 1854 qu'il avait commencé à habiter constamment Mont-Roland, et il ne quitta plus ce lieu de ses prédilections : avec ce bonheur si apprécié concourt une douloureuse épreuve.
Source : Gallica

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