Résumé

A. Ricard Lettre sur le refus de l'impôt à M. de Richemond… (1830)

D'un autre côté, Louis XVIII, sachant que Bonaparte avait levé des impôts sans le concours de ses deux Chambres muettes, ainsi qu'il appert du manifeste de déchéance du 2 avril 1814 , ne voulant pas imiter ce despote, et mettant une généreuse confiance dans les membres des deux majorités, il dit: aucun impôt ne sera établi ni perçu s'il n'a été consenti par les deux Chambres.
Source : Gallica

A. Ricard Lettre sur le refus de l'impôt à M. de Richemond… (1830)

Il n'entendait donc pas résigner la royauté sur la tête d'une majorité oscillatoire qui serait reine par le fait si elle pouvait dire : « Nous refuserons l'Im» pôt jusqu'à ce que nous ayons des Ministres qui nous plaisent ». S'il en était ainsi, mon Général, vous ne trouveriez pas un homme d'honneur qui voulût être roi, car ce roi serait une parfaite image des Dieux d'Epicure. La majorité peut mettre les Ministres en accusation, mais elle ne peut ni les renvoyer, ni demander leur renvoi.
Source : Gallica

A. Ricard Lettre sur le refus de l'impôt à M. de Richemond… (1830)

« Pour bien en» tendre une loi, dit cet oracle du barreau, il » faut en mesurer, en calculer l'ensemble ; il faut » se reporter, par la pensée, au tems et aux cir>' constances qui l'ont vue naître; il faut s'identi» fier avec la personne et avec l'es vues du Législa» teur; il faut se pénétrer de l'esprit plutôt que du » texte de la loi ; et quand une fois vous avez bien " saisi son esprit, ne soyez plus arrêté par des » termes impropres, par des termes même qui » quelque fois expriment le contraire de ce que » dit l'esprit de la loi ».
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature