A. de Montdésir

Résumé

A. de Montdésir Sur les monnaies dites obsidionales (1867)

Elles ont perdu la vie qui les faisait circuler activement de main en main, mais elles ont eu les caractères des monnaies et en ont fait l'office pendant un certain temps; elles sont seulement démonétisées : mais en perdant la valeur légale qu'elles avaient, elles ont conservé une valeur intrinsèque, et beaucoup même y ont ajouté un prix idéal. Qu'importe la courte durée de la circulation des obsidionales ? Ne nous servons-nous pas tous les jours, comme menue monnaie, de timbres-poste, dont la valeur, encore plus éphémère, est subitement détruite quand on les frappe d'un timbre d'oblitération?
Source : Gallica

A. de Montdésir Sur les monnaies dites obsidionales (1867)

Les monnaies obsidionales diffèrent sans doute, sous beaucoup de rapports, des monnaies ordinaires; leur forme très-variée n'a rien de fixe
elles sont très-souvent sans revers, et presque toujours avec la tranche lisse; le titre, le poids, le métal, tout est arbitraire; le prix d'émission
est en général très-supérieur à leur valeur réelle, enfin ce n'est que par une exception assez rare qu'elles portent le nom du prince souverain, et l'on peut dire que son effigie ne s'y trouve presque jamais.
Source : Gallica

A. de Montdésir Sur les monnaies dites obsidionales (1867)

En effet, il est toujours indispensable de choisir ou de fabriquer des monnaies pour les besoins des hommes en société, dans quelque position qu'ils se trouvent, soit en paix, soit en guerre, pour le commerce, les échanges et achats, etc.; ainsi toutes les pièces qu'on désigne sous la dénomination vague de pièces de nécessité sont de véritables monnaies, mais spécialement pour les besoins de la guerre.
Je dis, au contraire, que toutes les médailles, jetons, méreaux, elc., ne sont que des pièces de pur agrément et de fantaisie
Source : Gallica

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