Résumé

Accident du chemin de fer de Versailles… (1842)

Les malheureux voyageurs des premiers wagons ne formaient plus que des débris calcinés qu'on retirait avec des crocs en fer du milieu de l'incendie, dont le reflet rouge se détachait au dessus des arbres. La chaleur était tellement intense que les crochets semblaient se fondre dans les flammes avec les cadavres qu'on cherchait à leur disputer.
Au moment où le feu se déclarait avec le plus de violence, un voyageur a pu s'élancer hors du wagon. A peine avait-il mis pied à terre, qu'il était impossible de secourir personne.
Source : Gallica

Accident du chemin de fer de Versailles… (1842)

La locomotive se brisera-t-elle pour livrer passage à tout le convoi qui arrive sur elle avec une vitesse effrayante? Elle résiste, et par une anomalie inexplicable, contre la loi de tout corps mu par une impulsion horrizontale, le wagon à demi fracassé escalade le fourneau, la chaudière de la locomotive, la dépasse, et ne s'arrête que lorsque le deuxième wagon qu'il traîne à sa remorque cède à son propre poids vers la moitié de ce trajet vertical
Source : Gallica

Accident du chemin de fer de Versailles… (1842)

Quant aux blessés, le nombre n'en était pas encore connu.
Tout devait, dit une lettre particulière écrite d'Altona, sous la date du 6, alimenter le terrible élément. Ce que, d'un côté, les individus en fuite avaient arraché aux flammes, devenait ailleurs la proie de l'incendie. Ainsi, dans l'église Saint-Nicolas, où beaucoup de gens croyaient avoir mis leurs effets en sûreté, l'eau des canaux, où surnageait de l'huile, redoublait la violence du feu. Le désordre et la terreur étaient à leur comble.
Le plus riche quartier de la ville a été consumé.
Source : Gallica

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