Alexandre Guillemin, Lamentation sur la catastrophe du 8 mai 1842… (1842)
“ Où le péril lançoit le coeur ! Du courage chrétien tu connois le délire, Et quand tu retournois au foyer du martyre, La victime sauvée ignoroit son sauveur. Versons les larmes du Prophète, Chantons ses lugubres accords: Un deuil sanglant couvre une fête! C'est comme la fête des morts! 22 VII. Voici que des blessés, secouant leurs entraves, S'élancent des brûlans cachots, Lorsque déjà de leurs fronts hâves La flamme découvre les os... A ce supplice, hélas! ils ne pourront survivre! Et pour leurs compagnons incertains de les suivre. L'eau fumante a des feux, l'incendie a des flots. ”
