Résumé

Alexandre Guillemin Lamentation sur la catastrophe du 8 mai 1842… (1842)

Où le péril lançoit le coeur ! Du courage chrétien tu connois le délire, Et quand tu retournois au foyer du martyre, La victime sauvée ignoroit son sauveur.
Versons les larmes du Prophète, Chantons ses lugubres accords: Un deuil sanglant couvre une fête! C'est comme la fête des morts!
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VII.
Voici que des blessés, secouant leurs entraves, S'élancent des brûlans cachots, Lorsque déjà de leurs fronts hâves La flamme découvre les os...
A ce supplice, hélas! ils ne pourront survivre!
Et pour leurs compagnons incertains de les suivre.
L'eau fumante a des feux, l'incendie a des flots.
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Lamentation sur la catastrophe du 8 mai 1842… (1842)

Il est de foi que le supplice des damnés n'a rien de comparable aux souffrances humaines. Le feu du purgatoire est pareil à celui de l'enfer, mais avec l'espoir, ou plutôt la certitude de la délivrance. Ainsi, lors même, ce qu'il n'est guère permis de croire, lors même que l'ennemi du salut n'auroit pas saisi, dans ce désastre, quelque proie éternelle, les victimes réservées aux flammes expiatoires, doivent, dans leur souvenir, trouver de la douceur aux flammes de la terré !
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Lamentation sur la catastrophe du 8 mai 1842… (1842)

Mais le ravage des flammes engouffrées entre les talus de la tranchée de Bellevue s'étendoit toujours et rendoit plus périlleux les abords des wagons.
Un frère est mortellement brûlé en dégageant sa soeur de la prison de feu.
Un père, vieil officier, se précipite à terre avec son fils; la fumée tourbillonne; il ne le voit pas; il l'appelle; il retourne au fatal wagon et y trouve la mort, tandis que le malheureux fils est vivant !
Une mère croit emporter sa fille et n'emporte que la moitié de son corps.
Source : Gallica

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