Résumé

Adolphe Quel est le meilleur des gouvernements… (1834)

Dans une île du Nouveau Monde, Heureux climat, terre féconde , Il est un peuple obscur encor, Mi-civilisé, mi-sauvage, Jeune, simple et dans l'âge d'or, Qui, lassé du long esclavage Où l'enchaînait un voisin ennemi, Comme le lion endormi, Terrible, se réveille un jour, brise ses chaînes, Et, se levant plein de fierté, Du sang le plus pur de ses veines Paie à grands flots sa liberté.
Source : Gallica

Adolphe Quel est le meilleur des gouvernements… (1834)

En proclamant chez vous le sceptre héréditaire ,
«Vous fermerez la lice à mille aventuriers,
«La bouche aux factions, l'espoir aux meurtriers;
«Dès-lors si l'on attente à votre indépendance,
» Vous serez tous unis et prêts pour la défense.
» Il est un cas, un seul qui puisse être cité,
» Où, du trône déshérité, » Et d'un père coupable, expiant la folie,
» Même sans l'avoir mérité, » Un prince dans l'exil peut terminer sa vie. «C'est lorsqu'un souverain, trop fier de sa grandeur, «Sur son peuple opprimé règne par la terreur; »
Source : Gallica

Adolphe Quel est le meilleur des gouvernements… (1834)

«Enfin lorsqu'il est sourd aux besoins du pays , » Qu'aux voeux de ses sujets, traités en valetaille, » Il répond par le knout, les fers ou la mitraille ; » Tandis qu'en son palais, de flatteurs entouré, » A de honteux pench ans impudemment livré , » II ne s'informe guère, en sa joyeuse ivresse, » S'il est maudit d'un peuple épuisé de détresse.
Source : Gallica

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