Résumé

Antoine-Martin Bureaud-Riofrey Lettre sur l'élection du président de la République…

Tout homme qui, dans les différentes phases de sa vie, a fait tourner son infortune à son instruction, est un homme d'élite qui s'épure par l'adversité. Louis Napoléon Bonaparte est un de ces hommes.
Sans doute, le général Cavaignac est un brave et intelligent soldat, mais je déplore qu'il soit si mal entouré, et je ne puis oublier qu'il doit son avancement aux hommes qui ont épuisé et ruiné la France par leurs expériences fatales.
Source : Gallica

Antoine-Martin Bureaud-Riofrey Lettre sur l'élection du président de la République…

Tant qu'il y aura en France des hommes qui ne tiendront aucun compte des lois établies, des constitutions jurées et acceptées, la civilisation n'avancera point, elle reculera ; la société sera livrée aux chances des batailles et a la loi brutale du plus fort.
Depuis dix mois, le sol de la France est une vaste arène où les principes conservateurs des sociétés sont en butte aux attaques de novateurs socialistes qui croient pouvoir faire des essais sur une nation entière, comme un anatomiste expérimentateur en fait sur des animaux.
Source : Gallica

Antoine-Martin Bureaud-Riofrey Lettre sur l'élection du président de la République…

Dans tous ces essais, les animaux périssent et la science avance fort peu. — Si les expériences des socialistes continuaient, la France périrait au milieu des convulsions.
Heureusement les faux principes politiques ne sauraient prévaloir en France, tant que la masse du peuple sera catholique; car le principe souverain de l'autorité est dans la foi, et la logique du catholicisme tuera infailliblement l'esprit d'insurrection. Ou la République se consolidera, et le peuple se soumettra d'une manière absolue a l'autorité qu'il a créée et qui émane de lui, ou bien il renoncera à sa souveraineté.
Source : Gallica

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