Résumé

Lettre d'un patriote. Douai, le 20 décembre 1848 (1848)

Le règne du peuple, le gouvernement démocratique enfin, ne pouvait réellement signaler sa puissance qu'à l'aide du suffrage universel, c'est donc à ce mode d'élection que nous devons rendre hommage, et à lui seul qu'il nous faudra recourir dans les grandes crises de la patrie parce que, lui seul, par la solidarité qu'il établit, peut nous conduire à la vérité ; rassurer la puissance gouvernementale, soutenir sa dignité, lui permettre d'exercer le pouvoir avec justice, et garantir au peuple la stabilité qu'il attend.
Source : Gallica

Lettre d'un patriote. Douai, le 20 décembre 1848 (1848)

Pendant le règne des rois Francs, un principe d'hérédité semblait bien exister, néanmoins, il devait recevoir la sanction du peuple dans une assemblée publique.
Napoléon, exerçant une grande magistrature publique, fut le fondateur de nos institutions modernes. La France moderne a dû commencer et s'arrêter avec lui; tout ce qui a été fait depuis ne pouvant être considéré que comme des actes transitoires, enfantés par les circonstances du moment, éphémère recrudescence d'un passé qui devait faire ses dernières épreuves.
Source : Gallica

Lettre d'un patriote. Douai, le 20 décembre 1848 (1848)

Avant de passer outre, et pour mieux être compris, dans l'intérêt du sujet qui nous occupe , qu'il me soit permis de définir comment j'entends la légitimité dont je veux parler et l'hérédité comme beaucoup, dans leur pensée, voudraient la voir s'établir.
La légitimité résulte, on le sait, de tout ce qui est juste, équitable, fondé sur la raison; elle n'est respectable qu'autant qu'elle est acquise comme réciprocité ou rémunération de services , aussi les premiers conquérans de la France n'y jouirent-ils, pendant longtemps, que d'un pouvoir contestable , et souvent contesté.
Source : Gallica

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