Narcisse-Achille de Salvandy

Narcisse-Achille de Salvandy

Résumé

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Observations critiques sur le Champ-de-Mai… (1815)

Nous avions peine à comprendre que l'audacieux passager de Fréjus pût, ainsi que Louis XVIII, régner sur nous par la grâce de Dieu; sans réfléchir que toute sa puissance vient du peuple, que sans le concours du peuple toute sa puissance est vaine. On se demandait si c'était pour insulter à la France que le gouvernement, dans ses actes, s'autorisait des constitutions de l'Einpire, tandis que l'Empire était sans constitution, tandis que, par sa dictature, Napoléon venait de déchirer une seconde fois le pacte qui, pendant neuf ans, avait lié la France à lui.
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Observations critiques sur le Champ-de-Mai… (1815)

On pouvait espérer que Napoléon serait l'homme de la France; on sentait que le despotisme ne devait plus avoir d'attraits pour lui, puisque le despotisme dont il avait écrasé l'Europe l'avait écrasé lui-même ; et comme il ne peut pas aspirer à recouvrer toute son ancienne domination, son âge, ses malheurs, ses promesses , tout faisait espérer que , n'ayant plus rien à attendre de la puissance, il chercherait à se dédommager par les jouissances de la gloire : or, est-il une autre gloire que celle qui a pour but le bonheur des peuples, et leur amour pour récompense?
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Observations critiques sur le Champ-de-Mai… (1815)

On ne vit plus de cet enthousiasme belliqueux qui entraîne les citoyens sons les drapeaux. Les sources de la confiance étaient taries, l'espérance épuisée ; l'abime qui se creusait sous nos pas, agrandi par notre effroi. Dès lors on n'osa plus attendre la paix que de l'épouvantable guerre qui allait désolér le monde ; la consternation commença à régner sur la France. Les torches de ta guerre civile brillèrent au milieu de nous, et du fond des provinces de l'Ouest le drapeau blanc apparut à l'empire, pour donner, comme la croix de Constantin, le signal des combats.
Source : Gallica

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