Alcide de Beauchesne, À M. Victor Hugo
“ Reviens, reviens à ceux qui souffrent, ô Victor ! Sur les membres saignants de la vieille patrie, Viens jeter ton écharpe d’or ! Donne-moi cette joie avant ma dernière heure. Reviens, la nuit est sombre, et grand est le péril ; Songe à l’enfant qui prie, à la mère qui pleure, À ceux qui pleurent dans l’exil ! Victor, ce n’est pas bien de repousser les larmes, Ami, tu fus ingrat ; tu serais inhumain. Ah ! reviens à ton poste, ô mon compagnon d’armes, Ta vaillante épée à la main ! ”
