Alfred Des Essarts, Le Donjon de Vincennes
“ Des Suisses apportant, comme pour l’outrager, Au sein de ce pays l’uniforme étranger ; Ils avaient étouffé nos lois et notre gloire... Qui voudra maintenant le croire ? Eux, dont le doigt puissant faisait mouvoir la cour ; Eux, dont le pied foulait le sceptre de leur maître ; Eux, qui donnaient la main au roi non moins qu’au prêtre, Et dont un palais d’or composait le séjour... Connaissez-vous les murs anguleux de Vincennes ? Le vieux fort visité souvent par les boulets, Que défend du soleil un long berceau de chênes ? Ils sont là... tous les quatre... et voilà leur palais ! ”
