Henry de Golen

Résumé

Henry de Golen L'aumône dans un sourire (1937)

Brisé de fatigue et d'émotion, Charles, délaissant la direction de la Seine, rebroussa chemin vers les grands boulevards, dans l'intention de regagner sa chambre meublée. Soudain, une douleur violente lui tordit l'estomac. Il éprouva l'impression nette qu'il allait mourir de faim, périr à la veille du travail, au seuil de la vie.
Toute sa jeunesse se révoltait. Oh! non, ce n'était pas possible! Il voulut manger!... Sans savoir comment, il se trouva soudain le nez collé à la devanture d'une boutique de la rue de Richelieu.
Source : Gallica

Henry de Golen L'aumône dans un sourire (1937)

Mais je voudrais bien savoir ce que vous pensez de notre camarade Poulain?
— Ah, ah! mademoiselle Odette!... Il vous a fait une déclaration? Depuis le temps qu'il vous admirait en silence, le pauvre diable!
— Comment! monsieur Charles, vous aviez deviné déjà quelque chose?
— Dame, il fallait être aveugle pour ne pas voit les sentiments d'Henry Poulain à votre égard!... Mon avis est qu'Henry peut, avec avantage, songer à l'avenir. Sa situation est déjà établie... Henry mérite votre affection. Il est de ceux sur qui une femme peut s'appuyer sans crainte.
Source : Gallica

Henry de Golen L'aumône dans un sourire (1937)

Alors, que resterait-il à Charles Jeannin, ce brave garçon si sympathique, si probe, éprouvé de si bonne heure par les deuils et l'infortune?
De fait, l'huissier aperçu et guetté par toutes les commères du quartier, frappa et sonna à la porte d'entrée de la villa, comme un maître.
— Entrez, monsieur, lui dit le jeune Charles en ouvrant la porte et la refermant sur le visiteur. Je ne vous présente pas mon tuteur que vous connaissez. Je m'excuse de vous recevoir parmi tant de désordre. Quand on doit quitter une maison, on en fouille les recoins.
Source : Gallica

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