Alfred Espinas,
Turbiglio. — B. Spinoza et les transformations de sa pensée
“ Le fruit de tant d’efforts est de faire de Spinoza un Leibniz inconscient. M. Turbiglio révèle donc Spinoza à lui-même ; car ce n’est pas, apparemment, une monadologie que celui-ci a pensé laisser à la postérité. L’opposition entre les deux systèmes, bien que voisins et appartenant au même cycle, est formelle, et quand Spinoza nie l’individualité dans l’atome comme la personnalité en Dieu, c’est avec une conscience aussi claire de sa pensée que Leibniz avait de la sienne quand il a écrit : « Spinoza aurait raison s’il n’y avait point de monades. » ”
