Résumé

Portrait de Alfred Espinas Alfred Espinas Turbiglio. — B. Spinoza et les transformations de sa pensée

Le fruit de tant d’efforts est de faire de Spinoza un Leibniz inconscient. M. Turbiglio révèle donc Spinoza à lui-même ; car ce n’est pas, apparemment, une monadologie que celui-ci a pensé laisser à la postérité. L’opposition entre les deux systèmes, bien que voisins et appartenant au même cycle, est formelle, et quand Spinoza nie l’individualité dans l’atome comme la personnalité en Dieu, c’est avec une conscience aussi claire de sa pensée que Leibniz avait de la sienne quand il a écrit : « Spinoza aurait raison s’il n’y avait point de monades. »
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Portrait de Alfred Espinas Alfred Espinas Turbiglio. — B. Spinoza et les transformations de sa pensée

Si l’on prend les mots non dans le sens ordinaire, qui est dynamiste, mais dans le sens que Spinoza leur attribue par des définitions explicites, on voit à n’en pouvoir douter, que d’un bout à l’autre du livre tout se tient, tout s’enchaîne et que les oppositions apparentes ne sont pour lui que des occasions de rappeler au lecteur le point de départ de la ligne invariable où il le pousse.
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Suivant le côté par où on la regarde, c’est une essence qui demeure, ou une réalité qui évolue. Un système d’idées, une doctrine philosophique peut de même être présentée sous deux aspects, l’un statique, l’autre dynamique. Spinoza, en raison de la forme de sa pensée et sans doute aussi de la nature de sa doctrine, a choisi le mode d’exposition géométrique propre aux conceptions abstraites.
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