Nourrisson, Revue des Deux Mondes
“ Tels étaient les meubles qui garnissaient cette modeste chambre, dans laquelle Spinoza recevait tour à tour les premiers de l’État, des étrangers de distinction comme d’Hénault, des savans comme Leibniz ; cette chambre où, dès l’aube, on le voyait assis à son établi, et où, la nuit venue, à la lueur d’une lampe, il poursuivait encore durant de longues heures ses études et continuait ses méditations sublimes, s’abîmant comme en extase au sein « de l’Être unique, infini, de l’Être qui est tout l’être et hors duquel il n’y a rien [17] . » ”
