Résumé

Nourrisson,  Revue des Deux Mondes

“ Tels étaient les meubles qui garnissaient cette modeste chambre, dans laquelle Spinoza recevait tour à tour les premiers de l’État, des étrangers de distinction comme d’Hénault, des savans comme Leibniz ; cette chambre où, dès l’aube, on le voyait assis à son établi, et où, la nuit venue, à la lueur d’une lampe, il poursuivait encore durant de longues heures ses études et continuait ses méditations sublimes, s’abîmant comme en extase au sein « de l’Être unique, infini, de l’Être qui est tout l’être et hors duquel il n’y a rien [17] . » ”
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Nourrisson,  Revue des Deux Mondes

“ Evidemment, s’il eût consenti à recevoir, en entier, soit la pension que lui avait léguée Jean de Witt, soit les libéralités dont aurait voulu le combler un de ses disciples, Simon de Vries, Spinoza se fût mis de très bonne heure fort au large. Mais son désintéressement était absolu, et ce n’est certes pas lui qui se fût jamais avisé, comme tel chef d’école contemporain, d’exiger impérieusement de ses adeptes un budget. Il tenait, par-dessus tout, à ne pas vivre aux dépens d’autrui, et avait à cœur de ne rien devoir qu’à lui-même. ”
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Nourrisson,  Revue des Deux Mondes

“ BIBLIOTHEQUE DE SPINOZA Ce serait se tromper étrangement que de croire que les génies, même doués de l’originalité la plus puissante, ne doivent rien à leurs devanciers, et que, sans avoir jamais consulté les monumens du passé, ils ont tiré toutes leurs idées de leur propre fonds. Descartes qui, d’ailleurs, excelle par l’invention, affectait, il est vrai, d’ignorer même en quelque manière qu’il y eût des hommes. ”
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