Résumé

B. Aubé Essais et Notices. — La Philosophie en Sicile

A aucune époque, malgré l’éclat des génies individuels qu’elle a produits ou qu’elle s’est assimilés, on ne trouve en Sicile un ensemble et un corps de doctrines autochthones, si j’ose dire, qui puissent constituer une philosophie nationale. Il suit de là que l’Histoire de la philosophie en Sicile, qu’a entrepris d’écrire M. Vincenzo di Giovanni, a quelque peine à revêtir une unité qui vienne d’autre chose que de la communauté du sol où les divers maîtres ont vécu, enseigné ou écrit. Il y a là moins une école qui se développe qu’une suite de noms et une galerie de philosophes.
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B. Aubé Essais et Notices. — La Philosophie en Sicile

Aujourd’hui encore nous savons unir et fondre ce qu’il y a de bon et de solide dans l’idéalisme et le sensualisme, dans le panthéisme et le matérialisme, dans le traditionalisme et le rationalisme, et en former une philosophie large et compréhensive qui respecte en même temps les droits de la raison et ceux de la foi, la conscience individuelle et les croyances du genre humain, qui se garde à la fois de la routine et des nouveautés aventureuses, une philosophie qui soit chose vivante et non morte, spéculative et pratique en même temps, contemplatrice passionnée du vrai et opératrice du bien.
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B. Aubé Essais et Notices. — La Philosophie en Sicile

La philosophie moderne est presque exclusivement française en Italie même et en Sicile. Galilée sans doute peut être mis en face de Descartes. C’est un génie de même ordre, aussi pénétrant, quoique moins étendu ; mais c’est un grand savant et non un chef d’école. Il a élargi la sphère de l’observation physique, il a par son exemple enseigné à laisser les textes pour interroger le grand livre de la nature, il a fait de belles découvertes : on ne peut pas dire qu’il ait produit ni un système nouveau ni un mouvement d’idées philosophiques original.
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