Franc̜ois Xavier de Feller

Résumé

Franc̜ois Xavier de Feller Dictionnaire historique de Feller… (1847)

ARISTOTE, surnommé le prince des philosophes, naquit à Stagire, ville de Macédoine, l’an 584 avant J.-C. Son père Nicomachus était médecin, et descendait, dit-on, d’Esculape. Aristote l’ayant perdu fort jeune, dissipa son bien, se livra à la débauche, prit le parti des armes, et le quitta ensuite pour la philosophie. L’oracle de Delphes lui ordonna d’aller à Athènes ; il s’y rendit, entra dans l’école de Platon, et en devint l’âme et la gloire. On dit qu’il fut obligé, pour vivre, d’exercer la pharmacie. Continuellement livré au travail, il mangeait peu, et dormait encore moins.
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Franc̜ois Xavier de Feller Dictionnaire historique de Feller… (1847)

Sa Poétique est un traité digne du précédent ; l’un et l’autre furent composés pour Alexandre. Quant à la philosophie, il mêle à des vues justes et profondes, des erreurs grossières et des obscurités qui ont donné bien de l’exercice à ses commentateurs. L’n de ses principes favoris est que l’âme acquiert ses idées par les sens ; principe combattu par de célèbres métaphysiciens et qui dans le sentiment même d’Aristote doit s’entendre occasionnellement, comme s’exprimaient les Arabes, c’est-à-dire, que les sens sont l’occasion des idées que l’ànie se forme elle-même des choses matérielles.
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Franc̜ois Xavier de Feller Dictionnaire historique de Feller… (1847)

Aristote confia en mourant ses écrits à Théophraste, son disciple et son successeur dans le Lycée ; mais ils ne sont pas parvenus en entier et sans altération jusqu’à nous. (Voy. APELLICON.) Les plus estimés sont sa Dialectique, sa Morale, son Histoire des animaux, sa Poétique et sa Rhétorique. Le précepteur d’Alexandre montra, dans ce dernier ouvrage, que la philosophie est le guide de tous les arts.
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