Pseudo-Lucien de Samosate

Résumé

Pseudo-Lucien de Samosate Démonax

Le peuple et les magistrats d’Athènes avaient conçu pour lui l’admiration la plus profonde, et ils ne cessèrent jamais de le regarder comme un être supérieur. Cependant il choqua d’abord la plupart d’entre eux, et la haine populaire fut pour lui, comme pour Socrate, le fruit de sa franchise et de sa liberté ; et déjà des Anytus et des Mélitus, s’élevant contre lui, l’accusaient, ainsi que jadis ce philosophe, de ce qu’on ne l’avait jamais vu sacrifier, et d’être le seul de tous les Grecs qui ne fût pas initié aux mystères d’ÉIeusis.
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Pseudo-Lucien de Samosate Démonax

« Il n’y a d’heureux que l’homme libre. — Mais il y a bien des gens libres. — Moi, je ne parle que de celui qui n’a ni crainte, ni espérance. — Est-il possible de trouver un pareil homme ? Nous sommes tous esclaves de ces passions. — Il est vrai ; mais si vous considérez bien les choses humaines, vous voyez qu’elles ne méritent ni l’espoir, ni la crainte : tout finit, la douleur comme le plaisir. »
21. Pérégrinus, surnommé Protée, lui reprochait de rire trop souvent et de se moquer des hommes : « Démonax, lui disait-il, tu ne fais pas le chien. — Ni toi l’homme, Pérégrinus ! »
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Pseudo-Lucien de Samosate Démonax

Le même Hérode, pleurant la perte de son fils, s’était renfermé dans les ténèbres. Démonax va le trouver et lui dit qu’il est magicien, qu’il peut évoquer l’ombre du mort, pourvu qu’Hérode lui nomme seulement trois hommes qui n’aient jamais pleuré personne. Hérode hésite embarrassé : il ne pouvait, je pense, nommer qui que ce fût : « Homme plaisant, lui dit Démonax, qui vous croyez seul en proie à des maux intolérables, quand vous voyez qu’il n’est personne exempt de douleur ! »
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