Pierre Bayle,
Dictionnaire historique et critique
“ S’il n’y avait que les prétres qui accusassent Aristote, le mal pourrait être supportable, leur grande piété les allarme pour les moindres choses qui blessent la religion ; mais voici, un Démophile qui est si scandalisé des blasphèmes d’Aristote, qu’il en demande justice : il faut que le mal soit bien grand. L’hymne en question s’est conservé : on le trouve dans Athénée et dans Diogène Laërce ; et l’on ne saurait y voir aucune trace d’impiété. Mais les accusateurs disaient sans doute qu’Aristote profanait les divins cantiques, en les faisant servir à la gloire d’un homme mortel. ”

