Pestré, d’Alembert

Résumé

Pestré, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Dieu commande enfin à toutes les parcelles mûes d’un mouvement de progression, de continuer tant qu’elles pourront à se mouvoir en ligne droite.
Cela supposé, Dieu, selon Descartes, conserve ce qu’il a fait : mais il ne fait plus rien. Ce chaos sorti de ses mains, va s’arranger par un effet du mouvement, & devenir un monde semblable au nôtre ; un monde dans lequel, quoique Dieu n’y mette aucun ordre ni proportion, on pourra voir toutes les choses, tant générales que particulieres, qui paroissent dans le vrai monde.
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Pestré, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Raisonner de la sorte est à peu-près la même chose, que si on assûroit que la même méchanique, qui avec de l’eau, du foin & de l’avoine, peut nourrir un cheval, peut aussi former un estomac & le cheval entier. Il est vrai que si nous suivons Dieu dans le gouvernement du monde, nous y verrons régner une uniformité sublime. L’expérience nous autorise à n’y pas multiplier les volontés de Dieu comme les rencontres des corps.
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Pestré, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Quoique M. Descartes eût résolu, comme nous venons de le dire, de ne rien écrire sur la morale, il ne put refuser cette satisfaction à la princesse Elisabeth ; il n’imagina rien de plus propre à consoler cette princesse philosophe dans ses disgraces, que le livre de Séneque, touchant la vie heureuse, sur lequel il fit des observations, tant pour lui en faire remarquer les fautes, que pour lui faire porter ses pensées au-delà même de celles de cet auteur.
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