Résumé

A la mémoire d'Adolphe Franck… (1893)

Franck n'est pas mort tout entier : il nous laisse ses œuvres qui vivront. Par
là sera justifiée visiblement sa foi dans l'immortalité; son âme subsiste par le livre se continuant religieuse et dévouée. Ad. Franck n'a jamais cessé de croire que notre raison et la liberté sont des émanations directes de la raison et de la liberté divines.
C'est pourquoi il blâmait les philosophes du XVIIIe siècle de n'avoir aimé l'humanité que d'un amour purement terrestre ; il opposait la philanthropie qui ne s'occupe que des infortunes tangibles, à la charité qui, au-delà du corps, va chercher l'âme.
Source : Gallica

A la mémoire d'Adolphe Franck… (1893)

Pour un juste et un sage tel que Franck, qui non seulement attendait l'immortalité, mais qui, dès cette vie, se pénétrait de vérités éternelles, la mort est une double victoire : au philosophe qui a cru en la réalité de l'âme, elle apporte la grave et rayonnante preuve, à l'homme qui a vécu pour le devoir, l'esprit et la vérité elle donne ce Dieu qui est esprit, vérité et triomphante justice.
Source : Gallica

A la mémoire d'Adolphe Franck… (1893)

Franck, qui avait surtout étudié les mystères de la Kabbale, se mit à enseigner la simple et noble philosophie de nos pères; lui qui avait fait entendre sa voix au Collège de France, il rechercha le commerce des ignorants et des humbles ; de professeur il devint prédicateur.
Il prêcha la sainte morale, la croyance à la spiritualité de l'âme, à son immortalité, la croyance au devoir; l'amour de l'humanité et de la patrie, l'amour de Dieu.
Source : Gallica

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