Résumé

Georges Audiffrent Le Positivisme et la Revue des Deux-Mondes… (1895)

Il nous en convainc quand il arrive à nous dire que lorsqu'Auguste Comte transforme la morale en religion, cette religion de l'Humanité est un retour inconscient à l'esprit théologique. « Un être permanent, éternel, producteur de moralité, semblable à l'homme et meilleur que lui et modèle à imiter pour l'homme, c'est précisément ce que l'homme adore à l'état théologique ». M. Faguet, on le voit bien, ne s'est pas encore élevé à la notion de l'Humanité.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Le Positivisme et la Revue des Deux-Mondes… (1895)

Il n'y à pas plus de liberté de penser en sociologie, qu'en astronomie, en physique, en chimie. Les premiers écrits du grand philosophe contiennent un admirable article sur les opinions et les désirs. Nous avons tous des désirs, mais qui peut se flatter rigoureusement d'avoir des opinions. Quoi qu'il en soit, M. Faguet a parfaitement compris que dans le cours de la transition moderne, qui dure déjà depuis cinq siècles, la liberté de penser et même d'écrire s'imposait pour sortir du cercle étroit où nous enfermait la dernière phase théologique.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Le Positivisme et la Revue des Deux-Mondes… (1895)

Ce n'est pas évidemment dans Auguste Comte que l'éminent professeur a étudié le Positivisme. Science de l'homme, la morale se donne pour but de déterminer les conditions de l'unité humaine et son problème se réduit à une formule bien simple : subordonner la personnalité à la sociabilité en vue de l'Humanité. Pour s'éclairer et se diriger vers cet éternel but, elle prend à son service tout le savoir humain et toutes les sciences en deviennent ainsi les prologomènes naturels.
Source : Gallica

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