Résumé

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Le temps et l’espace sont du phénomène ; par conséquent, le devoir lui-même appartient au monde phénoménal ; mais l’empire absolu qu’il réclame avec autorité nous prouve que le vrai fond de l’être se révèle en lui. Il n’y a d’absolument bon qu’une bonne volonté, disons-nous ; mais le bon, c’est le vrai, et l’axiome que je rappelle nous ouvre un jour inattendu sur la vérité. La volonté est notre essence objective ; la volonté bonne est celle qui, dans le milieu phénoménal, suit encore les lois intemporelles, inconditionnelles du monde objectif.
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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Mais, nous le répétons, il ne faut pas s’en tenir à la Critique de la raison pure. Pour celui qui pénètre le sens profond de la Raison pratique, kantisme est synonyme de philosophie de la liberté. C’est ce que M. Secrétan a fait voir le premier ; c’est ce que nous voudrions marquer encore avec plus de force que lui. Pour nous, tout le kantisme est là.
La question de la liberté a de tout temps préoccupé les philosophes. L’activité humaine est-elle libre d’une liberté d’indifférence, ou est-elle toujours déterminée par des motifs ?
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C’est pourquoi, dans le jugement que les hommes portent sur leurs semblables, ils tiennent toujours compte de la fatalité qui résulte de l’état antérieur et de la liberté, à laquelle l’action est pleinement imputable, par cela seul qu’elle a été voulue. Donc, en même temps que nos actions sont déterminées par notre histoire, elles sont déterminées par notre liberté, par notre participation à l’être absolu et éternel.
Kant distingue dans l’homme deux hommes : l’homme qui vit dans le temps, l’homme phénomène, et l’homme qui est liberté, l’homme noumène.
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