Victor Brochard

Victor Brochard

Résumé

Portrait de Victor Brochard Victor Brochard De l’erreur

Dès lors, la certitude ne se distingue plus de la vérité. Ce serait mal la définir que la considérer comme l’adhésion de l’âme à la vérité : elle n’est autre chose que la connaissance même du vrai. Elle n’est pas un état subjectif de l’âme ; elle n’est pas une chose qui s’ajoute à l’idée vraie. Si l’âme est certaine, ce n’est pas en tant qu’elle est l’âme de tel ou tel, individuelle et déterminée, mais en tant qu’elle représente un objet et qu’elle fait partis de l’absolu. On peut être certain sans le savoir. L’âme ne décide pas d’elle-même si elle est certaine ou non
Source : Wikisource

Portrait de Victor Brochard Victor Brochard De l’erreur

Dire que l’esprit connaît directement la réalité, c’est dire qu’en lui-même il est infaillible ; on l’affirme expressément, et pourtant il se trompe ! Il faut bien concilier ces choses en apparence au moins contradictoires, et le philosophe est tenu d’expliquer comment les défaillances trop certaines de l’esprit n’altèrent pas son infaillibilité. La question est d’autant plus grave que souvent, quand nous nous trompons, nous déclarons être certains. À coup sûr, nous ne le sommes pas, puisque, par définition, la certitude est la connaissance de la vérité.
Source : Wikisource

Portrait de Victor Brochard Victor Brochard De l’erreur

Aux choses sensibles, décidément trop mobiles et trop insaisissables pour être l’objet de la vraie science, on substitue les « idées », comme dit Platon, les « essences objectives », comme disent Descartes et Spinoza. Mais, si l’objet de la connaissance a changé, le mode de la connaissance est demeuré le même ; c’est par une sorte de regard immédiat, par une intuition directe, que la pensée découvre les essences intelligibles : la connaissance vraie est toujours l’image fidèle de la réalité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature