Résumé

C. Dechastelus Le match de Roanne : poème hippique (1873)

Etre en Sulky ! c'est être un peu sur le qui vive.
C'est moelleux, c'est rapide et léger, mais très-haut; Et c'est vraiment la mort subite en perspective, Car l'on sauterait loin si l'on faisait le saut.
Quel plaisir de courir lorsque la route est bonne !
On l'entend sonner creux sous le fer des chevaux.
Et le Sulky d'un bruit strident et monotone, Accompagne les coups de leurs huit pieds rivaux.
Pendant que nous roulons, à loisir j'examine Notre Anglais, penché sur Normande qu'il conduit ; C'est un entraîneur blond, mince et de bonne mine, Par qui plus d'un pur sang indompté fut réduit.
Source : Gallica

C. Dechastelus Le match de Roanne : poème hippique (1873)

Marcigny, lesChanipceaux, Yguerande, St-Pierre, Repassent devant nous. Nous traversons Pouilly.
Aiguilly dresse au loin ses colonnes de pierre ; Nous voilà suspendus sur le pont d'Aiguilly.
Nous avons fait la route on trois heures et seize ; Guillebert, le vainqueur, en trois heures et six.
Mes pieds sont aussi froids qu'un bloc de terre glaise, L'auberge à Balouaet me semble un paradis !
Roanne tout entier trinque dans la gargote Où ronfle un très-bon poêle animé d'un bon feu ; Amateurs, parieurs, s'y dessèchent la glotte En y causant du match, en y buvant du bleu !
Source : Gallica

C. Dechastelus Le match de Roanne : poème hippique (1873)

Guillebert, le premier, tourne et nous croise au vol, Mais Normande se campe en travers de la route, Comme pour enfoncer-4uatre pieux dans le sol.
A-t-elle mal au pied ? demande-t-elle grâce?
Et l'essieu du Sulky se serait-il rouillé ?
Ce n'est qu'un pur caprice, elle n'est pas trop lasse Son flanc rond ne bat pas, son poil n'est pas mouillé.
Edouard connaît le truc pour dompter la revêche, Il lui détache au nez un ferme coup de poing.
Source : Gallica

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