Causerie (1846)

Résumé

Causerie (1846)

“ Le Journal des Débats, dans un style pompeux, Conte du voyageur les succès merveilleux : Ce ne sont que festins, danses et sérénades ; Sous des arcs de triomphe il reçoit les alcades ; On le traite en vainqueur ! C'est trop en vérité; Jamais le prince Albert ne fut ainsi fêté : Ses victoires, pourtant, sont de la même espèce, Sauf qu'il prit une reine et non pas une altesse.
Le duc ne marche plus qu'entouré de soldats !
Deux mille hommes partout le suivent l'arme au bras,
Et le fiancé, grâce à sa petite armée, Se hâte lentement vers une épouse aimée.
”
Source : Gallica

Causerie (1846)

“ Un président brutal, un peuple opiniâtre, Absolu souverain de soi-même idolâtre , Qui ne cèdent jamais, qui vont droit à leur but, A sa fausse grandeur refusent tout tribut.
L'Orégon, le Texas et la Californie De l'influence anglaise ont sonné l'agonie.
John Bull prend bien encor des airs de fanfaron, Mais, dès qu'on lui résiste, il recule en poltron ; La guerre lui fait peur. Du pouvoir qui l'écrase L'Irlande, en s'agitant, peut ébranler la base , Et les Anglais, punis de leur iniquité, De combattre au dehors n'ont plus la liberté.
”
Source : Gallica

Causerie (1846)

“ Loin de décourager l'acteur de vaudeville, Dans un grand opéra mal à l'aise et surpris.
Sachons lui gré d'un zèle à nos plaisirs utile; Rossini, Meyerbeer, pour nous sont à ce prix.
Je pourrais sur ce ton causer longtemps sans peine, Lecteur, tant de sujets sollicitent ma veine.
Le monde est plein de gens, nul ne doit l'ignorer, Dont il faut rire un peu pour ne pas en pleurer, Et mon vers, satirique à force de franchise , Partout sur les abus n'aurait que trop de prise.
”
Source : Gallica

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